Andreas Egger rejoint l'académie comme préparateur physique
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Bachelor en sciences du mouvement, un passé de biathlète au niveau national élite : il accompagne les joueurs du Sport-études et de la filière Pro tout au long de la saison.

Titulaire d'un Bachelor en sciences du mouvement et du sport de l'Université de Lausanne, Andreas a poursuivi avec deux années de Master en sport, puis une formation de Personal Trainer.
D'origine norvégienne et passionné de sport depuis l'enfance, il a pratiqué et enseigné le football avant d'évoluer en biathlon au niveau national élite, chez les juniors puis chez les adultes. Il poursuit aujourd'hui la compétition en amateur.
Les aider à se surpasser au quotidien et leur donner les meilleures chances d'atteindre leurs objectifs.
Andreas Egger, préparateur physique
À la Team Lausanne Academy, Andreas accompagne nos joueurs dans leur préparation physique tout au long de la saison et leur transmet sa passion.
Pourquoi le physique pèse autant que la technique
Un match de tennis ne ressemble à aucun autre effort. Ce n'est ni une course de fond, ni une épreuve de force : c'est une succession de quelques secondes d'intensité maximale, répétées des centaines de fois, entrecoupées de récupérations trop courtes. Un joueur accélère, freine, change de direction, se replace, et recommence — pendant une heure, parfois trois, et souvent plusieurs jours de suite sur un tournoi.
S'y ajoute une particularité que le grand public voit rarement : le tennis est un sport asymétrique. On sert toujours du même côté, on frappe toujours avec le même bras, on tourne toujours dans le même sens. Sur une saison, cette répétition laisse des traces. Le rôle de la préparation physique est autant de construire des qualités — vitesse de déplacement, explosivité, endurance, gainage — que de rééquilibrer ce que le geste de tennis déforme.
C'est pour cela que le physique n'est pas un supplément. Un joueur bien préparé est un joueur disponible : il enchaîne les semaines sans se blesser, il tient le troisième set, et il peut travailler sa technique dans de bonnes conditions. La progression technique d'un jeune est très largement conditionnée par sa capacité à s'entraîner régulièrement. On ne progresse pas depuis le banc.
Une heure par jour, intégrée à la semaine
En Sport-études, la journée type comprend deux heures de tennis, quatre heures de cours et une heure de préparation physique. Cette heure n'est pas accolée au reste : elle fait partie de l'architecture de la journée, au même titre que les cours et l'entraînement sur le court.
Le travail s'appuie sur des tests physiques réguliers, qui donnent des repères chiffrés plutôt que des impressions, et sur une routine propre à chaque joueur, que celui-ci retrouve dans son espace membre. Andreas travaille en lien avec le suivi médical et la physiothérapie de l'académie, ainsi qu'avec la préparation mentale : un joueur se prépare d'un bloc, pas par morceaux.
Deux joueurs ne se préparent pas de la même façon
C'est sans doute le point le plus mal compris de la préparation physique : il n'existe pas de programme unique. Un joueur grand, qui s'appuie sur son service et cherche à écourter les points, n'a pas les mêmes besoins qu'un joueur de fond de court qui défend, relance et construit sur la durée. Le premier travaillera davantage la puissance et les premiers appuis ; le second, la capacité à répéter l'effort sans perdre en qualité.
L'âge pèse tout autant. Un jeune de quatorze ans en pleine croissance ne doit pas s'entraîner comme un joueur de dix-huit ans dont le corps est stabilisé. Chez les plus jeunes, on construit d'abord la coordination, la qualité des appuis et le gainage ; les charges viennent ensuite, quand le corps est prêt à les recevoir. Aller trop vite à cet âge-là, c'est gagner quelques mois et en perdre beaucoup plus.
Le calendrier enfin impose son rythme. Un joueur du groupe Pro, qui enchaîne les tournois, ne peut pas suivre la même planification qu'un joueur du Sport-études dont la saison est rythmée par les interclubs et les examens. La préparation se construit par cycles : des périodes où l'on développe, d'autres où l'on entretient et où l'on récupère, pour arriver frais sur les échéances qui comptent.
Andreas intervient auprès des groupes Sport-études et Pro, aux côtés de Mariano Palena et de l'équipe de coachs.